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Pierre Campion

LIVRES PUBLIÉS

 

Mallarmé. Poésie et philosophie, coll. Philosophies, Presses Universitaires de France, 1994, puis en édition revue, corrigée et mise à jour sur Publie.net en deux versions, numérique et livre, 2017.

Mallarmé est un poète qui traite les problèmes pleinement philosophiques du sens, de la vérité, des possibilités de l'esprit, mais strictement selon la nature et par les moyens de l'expérience poétique. Dans Mallarmé, c'est le vers, le lexique, la grammaire, les images, qui constituent la pensée comme philosophique : ses notions et sa problématique, son discours et sa logique, sa vision des choses et des dieux, son effort et son style.
Version numérique téléchargeable

L'Ombre de Merleau-Ponty. Entre philosophie, politique et littérature, coll. Essais, Presses Universitaires de Rennes, 2013.

Merleau-Ponty nous soumet encore, à sa manière, allusive ou détournée, passionnée, une certaine question, celle qui renaît sans cesse, au long du temps et des circonstances, et qui se pose depuis l'origine de la philosophie occidentale : comment la pensée naît-elle dans un homme, comment se développe-t-elle par sa propre puissance et contre d'autres pensées, comment poursuit-elle son chemin et son action dans l'Histoire, longtemps après que cet homme est mort ? Comme celle de Husserl, comme celle de Sartre son alter ego et rival, mais plus discrète, plus légère, et presque oubliée, l'ombre active de Merleau-Ponty se porte encore sur nos chemins.
Extrait de ce livre

L'Agir littéraire. Le beau risque de lire et d'écrire, coll. Aesthetica, Presses Universitaires de Rennes, 2010.

Le moindre des égards que nous devions à une œuvre de la littérature, c'est de lui reconnaître son espèce de nécessité. Cependant, nous devrions toujours avoir à la pensée qu'à l'origine elle était contingente, improbable, fragile, en quelque sorte miraculeuse, et qu'elle demeure suspendue à nos lectures, c'est-à-dire à nos ferveurs, humeurs et négligences, ou trahisons.
Extrait de ce livre

Se rafraîchir à La Fontaine. L'animalité de l'homme dans les Fables, avec six collages de Josette Couzigou, Rennes, éd. Ennoïa, 2004.

Entre une tortue aventureuse et Ulysse, entre deux chèvres et deux grands rois, entre l'homme et la couleuvre, les membres et l'estomac…, entre les végétaux, les animaux, les dieux et les hommes, entre les hommes et les êtres de leur imagination, La Fontaine dépeint l'arc-en-ciel de tout ce qui est vivant.
Comment ses fables rafraîchissent en nous le sens de cette existence mêlée, voilà ce que l'on recherche dans ce livre, sur pièces.
Extrait de ce livre

La Réalité du réel. Essai sur les raisons de la littérature, coll. Aesthetica, Presses Universitaires de Rennes, 2003.

Nous avons une incapacité trop humaine à envisager les choses en tant qu'elles sont. Nous ne voyons ni ce qui est ni ce qui advient, et, dès que l'événement a eu lieu, nous l'ensevelissons sous les raisons et sous les dénégations. Mais la réalité, elle, ne manque jamais de se rappeler à nous : quel étonnement !
Or la littérature, si nous voulions bien l'entendre, nous apprendrait, comme la philosophie mais à sa manière, à considérer la réalité du réel, à le respecter et à y croire, sans doute à l'aimer, et peut-être à le transformer.
Extrait de ce livre

Lectures de la Rochefoucauld, coll. Didact Français, Presses Universitaires de Rennes, 1998.

Avant Nietzsche et Freud, La Rochefoucauld porte le soupçon au cœur de la conscience. Il y entre avec l'intention décidée et la logique d'une interprétation réductrice  : cela, qui se dissimule au point aveugle et sourd de l'homme et dès le premier mouvement de ses volontés, peut et doit être mis au jour, mais seulement par les éclats répétés des sentences.
Extrait de ce livre

Nerval. Une crise dans la pensée, coll. Interférences, Presses Universitaires de Rennes, 1998.

Si Nerval est maintenant reconnu comme un écrivain, et des plus grands, les malentendus continuent de peser sur son œuvre. Parmi eux, celui que suscite la folie, avec ses tentations : psychiatrisation, fascination, confusion… Mais justement Nerval est un écrivain parce qu'il tente d'arbitrer entre toutes ses contradictions. Chez lui, l'empilement différencié des âges et des mythes, l'ordre de la narration et la logique des images, mais aussi bien tel dispositif de la désignation ou tel trait de grammaire, tout le style est le moyen et la marque de la distinction.
Extrait de ce livre

La Littérature à la recherche de la vérité, coll. Poétique, Seuil, 1996.

L'écriture littéraire vise elle aussi à la vérité. À sa manière, qui n'est pas celle de la philosophie, ni celles des sciences de l'homme. Cela à tous les niveaux où s'élabore la poétique d'un écrivain : depuis la réalisation d'un vers, d'une phrase, d'un geste de théâtre jusqu'aux déterminations fondamentales des œuvres. Telle image, telle procédure de récit valent axiome, concept, raisonnement, et supposent vision du monde.
Dans cette perspective, ce livre travaille principalement des textes de Proust, Flaubert, Rousseau, Diderot, Laclos et les classiques : Racine, Corneille, Molière…
Extrait de ce livre


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